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| La Tour Eiffel, symbole d'audace technique de la fin
du XIXe siècle, a conservé son attrait universel.
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(article de François Dhôtel, architecte)
Si maintenant 6 millions de visiteurs l'escaladent
annuellement, ce chiffre est faible comparé au nombre de
ceux qui l'on vue sans jamais y monter et de ceux qui la connaissent
sans jamais l'avoir vue. Sa représentation schématique
en fait un objet figé, une référence immuable.
Or, contrairement à beaucoup d'édifices symboles du
passé, elle vit, elle change et elle évolue.
Les plus spectaculaires de ses transformations sont aussi les plus
superficielles : la couleur de sa peinture qui a changé 6
fois au cours de son histoire et les effets lumineux dont elle a
été parée soit pour un jour, soit pour plus
longtemps. Ainsi après différentes manières
de l'illuminer, la dernière met en valeur sa structure interne
depuis maintenant plus de 10 années.
Moins spectaculaires mais apparents sont les aménagements
des plates-formes et les décors rapportés à
l'édifice : les pavillons et constructions diverses du 1er
et du 2e étages, les couvertures des galeries
et abris contre les intempéries : embarcadères, débarcadères,
promenoirs, etc., sans compter de nombreux locaux techniques et
de service parsemant les étages ou les espaces au dessus
ou au dessous de ceux-ci.
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Peuvent figurer aussi dans cette catégorie les moyens d'ascension
et la construction ou le remplacement d'escalier d'ascenseurs : et
de plates-formes dans la mesure où ces derniers n'interviennent
pas dans l'équilibre de l'édifice.
Beaucoup moins visibles sont les modifications qui ont été
opérées sur la structure primaire de l'édifice.
En effet, à différentes périodes, l'ossature
même a évolué, soit au fur et à mesure
de nouveaux besoins, soit pour renforcer des structures ayant souffert
de dommages divers.
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| Gustave EIFFEL dans son ouvrage descriptif "LA
TOUR DE 300 METRES" donne des indications précises sur
le résultat de ses calculs, sur les quantités employées
et sur les détails de ses observations. |
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Tous les documents datant de 1889 et 1900 en sont
extraits ainsi que les données chiffrées.
En fait, pour atteindre ses quelques 300 mètres,
la Tour est composée essentiellement de 2 éléments
:
- une base, sorte de tabouret à un barreau, solide, reposant
sur 4 piles liaisonnées et prolongées jusqu'à
la plate-forme réduite que constitue le 2e étage,
- un pylône ancré fortement dessus.
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La valeur de l'empattement est directement liée aux forces
de renversement dues au vent.
Le diagramme des poids de la Figure 2 montre le rapport de l'utilisation
de la matière aux différents niveaux en fonction du
calcul schématisé dans les Figures 3 et 4. On y remarque
la dégressivité de l'effet des forces dues au vent
et le rapport obtenu à la base.
( Lire : Principe de la construction
selon Gustave Eiffel )
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C'est ce qui a donné la forme théorique
de la Tour mais il restait à la construire.
La plus grande difficulté de son édification en a été
la jonction des quatre piles à la hauteur du 1er
étage.
En effet, avec les moyens de l'époque, la tâche consistait
à implanter, avec le plus de précision possible 4
massifs espacés de 80 mètres les uns les autres, à
élever 4 piles biaises et à caler celles-ci à
une altitude précise au millimètre près à
une cinquantaine de mètres au dessus du sol.
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L'édification des piles, autostables, au dessus
du 1er étage a posé moins de problèmes.
Quant au pylône, il a été réalisé
avec moins de difficultés, hormis celles liées aux
travaux de grande hauteur.
Le principe de cette structure fait apparaître 2 parties où
elle est plus sollicitée :
- la liaison horizontale du 1er étage (poutres
de 7 mètres).
- la base du pylône.
Ces deux points sont développés plus loin.
Le matériau employé pour la structure est le fer puddlé
et non l'acier.
La Tour a été assemblée au moyen d'un nombre
restreint de sortes de pièces usinées, témoin
en est la liste extraite du livre de Monsieur EIFFEL.
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A cette liste doivent être ajoutées quelques pièces
de fonte moulées dont les principales sont les 16 appuis
des arbalétriers, en liaison entre la maçonnerie et
la structure.
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Les pièces utilisées pour la construction
de la Tour
Il a été dit
que tous les fers provenaient des usines de MM. Dupont et Fould,
maîtres de forges à Pompey (Meurthe-et-Moselle) représentés
par M. A. Prègre, leur directeur à Paris, et nous
avons indiqué la qualité des fers. Ils ont été
livrés aux prix suivants:
| Cornières égales
de 40 à 100 |
.................................. |
13.25
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frs les 100 kg |
| Fers marchands de 1re
et 2e classes |
.................................. |
13.25
|
frs les 100 kg |
| Fers marchands de 3e
et 4e classes |
.................................. |
13.75
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frs les 100 kg |
| Larges plats jusqu'à
500 |
.................................. |
15.00
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frs les 100 kg |
| Tôles ordinaires |
.................................. |
15.50
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frs les 100 kg |
| Tôles striées |
.................................. |
16.50
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frs les 100 kg |
| Fers spéciaux simple
T de l'album |
.................................. |
16.00
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frs les 100 kg |
| Cornières ouvertes et
fermées aux angles demandés |
.................................. |
20.00
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frs les 100 kg |
Les rivets ont été fournis par
MM. Letroyeur et Bouvard à Paris. La qualité était
celle des rivets des chaudières de locomotives.
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